Projets

Unité de compostage et
Centre de Stockage de Déchets Non Dangereux

Pour vous informer, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous qui permettent de mieux comprendre la réalité et les enjeux du projet.

Unité de compostage

Une gestion volontaire et responsable garante d'autonomie et d'indépendance

Qu'est-ce que le SMICTOM du Centre-Ouest ?

Le SMICTOM Centre Ouest est un syndicat de traitement des déchets qui regroupe 65 communes des départements d'Ille-et-Vilaine, du Morbihan et des Côtes d'Armor. Il gère les déchets produits par les habitants. Les communes et les communautés de communes adhérentes ont délégué au syndicat les compétences de collecte, de tri et de traitement des Déchets Ménagers et Assimilés et ont gardé la compétence de recouvrement du coût des services auprès des usagers.

Quelles sont les orientations qui guident la politique de gestion des déchets menée par le SMICTOM du Centre-Ouest ?
  • Limiter par tous les moyens possibles la quantité de déchets à traiter : en favorisant la prévention et en valorisant au maximum les déchets produits.
  • Mettre en place une gestion autonome des déchets, avec des moyens locaux et maîtrisés.
  • Respecter le Grenelle de l'environnement et limiter drastiquement les risques de pollutions et les nuisances.

Les élus du SMICTOM ont toujours souhaité être en avance en matière de traitement des déchets. C'est pourquoi ils ont fait le choix de mettre en œuvre une gestion des déchets autonome, locale et la plus respectueuse possible de l'environnement.

C'est ainsi que le SMICTOM a été l'un des premiers syndicats à mettre en place le tri des déchets ménagers. De plus, il est parmi les premiers syndicats à avoir mis en place des filières de recyclage : DEEE, polystyrène et gros plastiques...

Objectifs chiffrés du Grenelle 1 et 2

En outre, le syndicat reste toujours très vigilant à propos des dépôts sauvages : il dépose plainte à la gendarmerie dès qu'un dépôt sauvage est constaté.

Aujourd'hui, la priorité du syndicat est la réduction de la production des déchets, pour permettre de limiter au maximum le traitement des déchets et les risques de pollution. Il s'est ainsi engagé dans un Programme Local de Prévention (PLP), signé avec l'ADEME, dont l'objectif est de réduire, sur 5 ans, 7% des déchets verts et des ordures ménagères résiduelles. Cinq grandes thématiques d'action ont été définies au sein de ce programme : éco consommation, actions emblématiques nationales (stop pub, eau du robinet, sacs cabas), réemploi ou réparation, sensibilisation quantitative auprès des entreprises et qualitative auprès des ménages, éco exemplarité des collectivités au sein des services.

De plus, le SMICTOM est également en avance sur les objectifs du Plan départemental (PPEDMA). En effet, alors que le PPEDMA s'est fixé un objectif de 200 kg/hab./an pour les ordures ménagères, la production sur le territoire du syndicat est aujourd'hui de 173 kg/hab./an.

En matière de traitement, le SMICTOM souhaite se donner les moyens de valoriser autant que possible les déchets de manière à réduire la quantité de déchets ultimes (déchets ne pouvant être valorisés) à traiter.
Le projet du SMICTOM qui associe un projet d'unité de compostage (par tri mécano-biologique) à un centre de stockage des déchets non dangereux correspond parfaitement à cet objectif.

Le SMICTOM souhaite se doter d'une capacité de traitement des déchets ultimes pour plusieurs raisons :

  • Prendre la responsabilité des déchets que NOUS produisons sur NOTRE territoire en les traitant localement.
  • Traiter localement pour cesser d'exporter les déchets ailleurs. A ce jour, les camions de transfert d'ordures ménagères parcourent plus de 200 km aller-retour pour enfouir les déchets sur un site extérieur au département.
  • Traiter en régie. Le syndicat souhaite garder la maîtrise des coûts et des techniques de traitement. Pour ce faire, il a acquis le foncier nécessaire, investi dans des équipements performants et pris en charge le fonctionnement des installations (impliquant l'emploi de personnel dédié).

Un equipement innovant pour réduire la quantité de dechets

Pourquoi associer une unité de compostage à un centre de stockage des déchets non dangereux ?

Une unité de compostage fonctionne de la manière suivante :

  • 1. Les déchets subissent tout d'abord une courte étape de fermentation pour permettre d'amorcer la dégradation des déchets et ainsi améliorer l'efficacité de l'étape suivante.
  • 2. Les déchets sont ensuite triés mécaniquement afin de séparer les matières recyclables (ferrailles ) et les déchets biodégradables (ou « fraction fermentescible ») : déchets alimentaires, papiers, couches … des refus (plastiques, verres, métaux autres que ferreux...).
  • 3. Les déchets biodégradables entrent ensuite dans un processus contrôlé de fermentation et de maturation, un tri mécanique intervenant de nouveau entre ces deux opérations. Ce processus permet ainsi de produire un compost généralement utilisé pour l'enrichissement des terres agricoles ou des espaces verts municipaux.
  • 4. Les ferrailles sont prises en charge par les différentes filières de recyclage.
  • 5. Les déchets résiduels (refus), qui ne peuvent être ni compostés, ni recyclés, sont stockés dans le centre de stockage. Ce dispositif de compostage permet donc de valoriser le maximum de déchets sous deux formes principalement : une fraction biologique, avec la fabrication de compost, et une fraction matière, avec le recyclage de ferrailles. Le traitement par compostage permet donc de ne stocker qu'une part réduite de déchets, ceux qui n'auront pas pu être valorisés.

Ce mode de traitement répond pleinement aux objectifs fixés par le Grenelle de l'Environnement.

Quels seront les déchets traités ? D'où viendront-ils ?

Les ordures ménagères traitées sur l'unité de compostage, les déchets encombrants accueillis sur l'unité de conditionnement et le verre réceptionné sur l'unité de transfert seront exclusivement collectés sur le territoire du SMICTOM.

Toutefois, dans le cadre d'accords réciproques de solidarité avec les collectivités voisines (lors d'arrêts techniques ou de défaillance de leurs installations) et après accord des autorités compétentes, l'unité de traitement du SMICTOM pourra recevoir ponctuellement des déchets ménagers de ces collectivités et par conséquent des tonnages équivalents provenant du Syndicat seront à leurs tours traités sur ces collectivités lors des arrêts de l'usine.

Les refus de tri accueillis sur les installations du syndicat seront issus des collectes sélectives mises en œuvre sur le territoire du SMICTOM (actuellement triées sur le centre de tri de l'entreprise THEAUD sur la commune de Gaël).

Comme pour les déchets ménagers, seuls des DIB (déchets non dangereux des entreprises) collectés sur le territoire du syndicat pourront être accueillis sur l'unité de traitement des déchets.

Le centre de stockage est destiné à accueillir les types de déchets suivants :

  • Les refus issus de l'unité de compostage. Les refus grossiers auront été préalablement conditionnés sur l'unité de conditionnement.
  • Les déchets des neufs déchetteries du territoire ne pouvant être valorisés.
  • Des Déchets Industriels Banals collectés auprès de sociétés du Syndicat qui ne peuvent faire l'objet d'aucune valorisation.
Pourquoi le SMICTOM s'est-il engagé dans l'implantation d'un Centre de Stockage des Déchets Non Dangereux ?

Parce que le précédent centre d'enfouissement situé sur la commune du Verger était arrivé à saturation et qu'il fallait un nouveau dispositif de stockage. Et pour toutes les raisons citées précédemment qui traduisent une volonté de « mettre la barre très haute » en matière environnementale.

Le SMICTOM a souhaité l'installation d'un équipement performant qui lui permettra de rester maître des outils. Le projet a été validé majoritairement par 63 communes sur 65.


Une limitation maximale des impacts sur l'environnement

Pollution des sols
Y-a-t-il un risque de pollution des sols ?

La durée de vie du site est estimée à une vingtaine d'années. Concernant le centre de stockage, au total, il est prévu la mise en oeuvre de 2 casiers représentant une superficie de 51 680 m². Les 2 casiers seront divisés respectivement en 6 et 3 alvéoles pour permettre de travailler sur des surfaces d'exploitation réduites, limitant ainsi la production de lixiviats (eaux pluviales polluées au contact des déchets).

Le sous-sol et les eaux de surface et souterraines sont protégés au niveau du centre de stockage par :

  • Le renforcement de la barrière de sécurité passive :
    le terrain choisi est composé d'une terre argileuse dont la perméabilité est très faible. L'eau ne peut quasiment pas s'infiltrer dans le sol. La réglementation impose des conditions de perméabilité permettant de garantir une protection de l'environnement. Ces conditions n'étant pas entièrement atteintes sur le site, les caractéristiques du sol ont été améliorées par ajout de produit argileux pour permettre de respecter les conditions réglementaires.
  • La mise en œuvre d'une barrière de sécurité active efficace assurée par les dispositifs suivants :
    • Une géomembrane étanche de 2 mm d'épaisseur. Des géotextiles supplémentaires protègent la géomembrane pour empêcher tout risque de déchirure liée au frottement des graviers (fonction d'amortissement).
    • Ce dispositif d'étanchéité est renforcé par un dispositif de drainage : l'eau s'écoule à travers des « graviers » et est récupérée par des tuyaux et évacuée vers le bassin de stockage ; de cette façon l'eau ne stagne pas au fond du casier
    • Un géosynthétique bentonitique (matériau à base d'argile confiné entre deux géotextiles) a été installé en complément sous la géomembrane pour renforcer l'étanchéité de l'installation.

A noter : la géomembrane est suffisante pour assurer l'étanchéité des casiers et pour répondre aux exigences réglementaires. Toutefois, le SMICTOM, dans un souci environnemental, a décidé de renforcer la barrière de sécurité active par la pose d'un géosynthétique bentonitique.

Quels sont les risques de nuisances (bruit, odeurs) ?

Une modélisation des émissions en termes d'odeur a été réalisée et conclut que l'impact olfactif du site est extrêmement faible. Les zones les plus impactées sont sur les terrains du SMICTOM, la RD 773 et le terrain à l'est de l'unité de compostage. Ce terrain n'accueille aucune habitation. Les émissions d'odeurs au niveau des habitations alentours sont largement inférieures aux exigences réglementaires.

Concernant les niveaux de bruit, une simulation de l'impact prévisionnel des installations a été effectuée. Elle a montré que l'impact sonore de l'installation sera négligeable pour les riverains, grâce aux mesures de protection retenues (bâtiment fermé, entretien des engins et équipements, site fermé le week-end et de 20h30 à 6h en semaine…) et à la distance les séparant naturellement du site.

Quels sont les risques de pollution de l'air ? De l'eau ?
Evaluation des impacts sur l'eau

Le site est situé en dehors de tout périmètre de captage ou protection de captage d'alimentation en eau potable. Il existe une entreprise de mise en bouteille d'eau de source sur la commune de Paimpont. Ce point de prélèvement situé à 7 km du site se situe dans le bassin versant de l'Oust et n'est donc pas influençable par le projet. Le projet n'aura pas d'impact sur les ressources en eau potable locales.

Impact du rejet des eaux sanitaires : le dispositif mis en oeuvre pour le traitement des eaux usées sanitaires permet leur rejet vers la station de traitement du centre de stockage et est adapté au site. Le système retenu n'entraînera pas de pollution des eaux ni superficielles ni souterraines.

Impact des rejets de l'Unité de compostage : Toutes les eaux de process produites sur l'unité de compostage seront recyclées en interne. Si toutefois un excédent d'eau de process venait à être produit, il serait rejeté sur la station d'épuration du centre de stockage pour être traité. En fonctionnement normal, l'unité de compostage ne rejettera que des eaux pluviales de voiries et de toitures non entrées en contact avec des déchets. Ces rejets seront donc sans incidence sur le milieu naturel.

Impact des rejets du Centre de stockage des déchets ménagers : Les eaux recueillies sur le centre de stockage seront toutes adéquatement traitées avant rejet vers le milieu naturel.

Par conséquent, les eaux provenant du site de traitement et valorisation des déchets de Gaël auront un impact très faible sur le milieu environnant.

Par ailleurs, la gestion des eaux sur le site est conforme aux SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux) et SDAGE (Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux).

Evaluation de l'impact sur l'air

Pollution de l'air : Une étude de dispersion atmosphérique a été réalisée. Les concentrations issues de la modélisation sont largement inférieures aux objectifs et valeurs cibles réglementaires de qualité de l'air.

Sur ses installations, le SMICTOM a pris des mesures pour limiter les émissions de rejets diffus.

Les principales étapes du procédé de compostage sont réalisées dans des bâtiments fermés. Le stockage du compost, présentant peu de risque de dispersion de molécules odorantes ou de poussières est réalisé à l'air libre dans une zone couverte (le stockage est couvert pour éviter que la pluie entre en contact avec le compost et produise des eaux pluviales souillées).

L'air des bâtiments ainsi que l'air de l'intérieur des tunnels et des casiers sont captés et traités avant rejet vers l'atmosphère.

Le stockage des résidus non valorisables issus de l‘unité de compostage, des encombrants et des Déchets Industriels Banals (DIB) peut conduire, en raison de l'absence d'air, à une production de biogaz. Notons cependant que les refus, les DIB et les encombrants directement stockés sur le centre de stockage de Gaël ne contiendront que très peu de matière organique et produiront donc très peu de gaz en phase de stockage. De plus, un captage des biogaz lors de la fermeture des alvéoles est prévu avec l'envoi sur une torchère pour destruction. Le potentiel de production de biogaz et de nuisance en termes de rejets atmosphériques est donc très faible.

Enfin, le projet permettra d'arrêter les rotations de camions pour le transfert des ordures ménagères sur un site extérieur au département et limitera ainsi les émissions de gaz induites par ce transfert. La reprise des ordures ménagères a représenté, en 2009, 690 rotations de poids lourds, soit environ 3 rotations par jour en moyenne.

Le site se situe en partie sur une zone naturelle protégée, l'installation peut-elle nuire à la biodiversité existante sur le site ?

Le site est partiellement inclus dans la Zone Naturelle d'Intérêt Faunistique et Floristique (ZNIEFF) de type 2 « Forêt de Paimpont ». Il est en revanche éloigné de toute ZNIEFF de type 1 ou zone NATURA 2000 (distance d'éloignement supérieure à 2,5 km). Aucune espèce végétale remarquable, ni protégée n'a été recensée sur le site. Aucune zone présentant une sensibilité spécifique n'a été signalée. Sur le plan faunistique, le site recense peu d'espèces remarquables. On note cependant des zones d'attrait intéressantes pour les amphibiens : une attention particulière y sera portée pendant les travaux et pendant l'exploitation.

Mesures de prévention de l'environnement floristique

Sur le site du projet : L'implantation des installations n'impactent que des milieux déjà fortement perturbés ou artificialisés. Aucun impact significatif sur les espèces végétales intéressantes du site ne peut être retenu, celles-ci étant localisées totalement en dehors des zones d'installations et des accès.

Autour du site : En périphérie, la pinède, les landes et friches sèches ou les zones humides existantes ne seront pas modifiées par le projet.

Evaluation des incidences sur le site Natura 2000 : Le secteur voisin le plus proche du projet appartenant au site Natura 2000 est l'un des étangs de la forêt de Paimpont se situant à une distance minimale de 2,9 km, et sur un autre bassin versant que le projet. Les autres secteurs du site sont plus éloignés et sans plus de relation physique avec le site de projet. L'inventaire végétal réalisé en 2010, conclut à l'absence d'espèces d'intérêt communautaire dans le périmètre d'étude. Pour les habitats et les espèces végétales d'intérêt communautaire présents dans le site Natura 2000, le projet n'aura pas d'effets significatifs dommageables (directs ou indirects), en raison du caractère fixé de ces organismes et des conditions spécifiques pour qu'ils s'établissent sur un sol.

Mesures de prévention de l'environnement faunistique

Sur le site : en l'état actuel du projet, les impacts directs sur les insectes seront fort limités. Les aménagements concernent essentiellement un secteur déjà anciennement artificialisé. De fait, très peu d'habitats d'insectes seront touchés. On note cependant la présence d'un lieu de reproduction de deux espèces de libellules assez rares au niveau régional. Par ailleurs, les impacts sur la faune vertébrée seront limités et concerneront uniquement une petite zone de stagnation d'eau. Bien que d'origine artificielle, celle-ci permet à la Grenouille agile de s'y reproduire. Cet impact doit être relativisé, car cette espèce de grenouille s'adapte aux caractéristiques du milieu pour sa reproduction.
Les libellules se développant dans le seul milieu aquatique qui sera impacté, ne sont pas réglementairement protégées. La Grenouille agile, bénéficiant quant à elle de ces réglementations, des mesures de compensation seront prises afin de conserver des zones propices à sa reproduction et à celle des deux espèces de libellules rencontrées sur le site. D'autres mesures seront également mises en œuvre pour assurer le maintien, voire la restauration, d'une diversité optimale des milieux sur le plan floristique, phytosociologique, et faunistique (vertébrés et invertébrés).

Evaluation des incidences sur le site Natura 2000 : Concernant les insectes, une seule espèce d'intérêt communautaire du site NATURA 2000 « Forêt de Paimpont » est présente sur le site du projet : il s'agit du Lucane cerf-volant. Le projet conservera la totalité des habitats effectifs ou potentiels de l'espèce sur le site et n'affectera pas les éventuels habitats d'espèce qui pourraient relier les populations du site Natura 2000 voisin de celles du projet ; il ne devrait donc pas y avoir d'incidence sur cette espèce. Pour le Damier de la Succise (papillon), les potentialités de le trouver sur le périmètre du projet ou d'étude sont inexistantes.
Concernant les vertébrés, aucun habitat favorable au développement larvaire du Triton crêté (batracien) n'avait été détecté dans et autour du périmètre du projet. En ce qui concerne les chauves-souris, le projet ne devrait pas non plus se solder par des incidences significatives. Les espèces présentes dans le site Natura 2000 voisin n'ont pas été observées dans et autour du périmètre du projet.

En bref : le projet n'aura aucune incidence (directe ou indirecte) décelable et quantifiable sur les sites Natura 2000 alentours. Cette analyse est valable pour les habitats naturels, espèces et habitats d'espèces d'intérêt communautaire concernés, même en dehors de ces sites Natura 2000, mais qui pourraient s'inscrire dans un réseau fonctionnel local.

Qu'en est-il du risque d'incendie ?

Le risque d'incendie existe sur le centre de stockage en raison du stockage de matière combustible. Cependant, la mise en balle compactée d'une grande partie des déchets limite fortement le risque de déclenchement d'un feu.

Des mesures préventives ont été mises en oeuvre pour éviter la propagation d'incendie : réduction de la surface du deuxième casier afin qu'il soit plus reculé de la zone boisée, une zone d'alvéole dédiée aux déchets incombustibles, défrichage d'une partie de la haie côté ouest et près des locaux sociaux.

Concernant l'unité de compostage ; le risque est lié aux différents produits stockés sur le site. Mais la limitation des volumes stockés et les dispositions constructives du bâtiment permettent d'éviter un incendie généralisé.

Sur l'ensemble du site, les mesures de prévention et d'extinction ont été prises pour faire face aux principaux scénarios envisageables.


La sante des populations riveraines prise en compte

Actuellement, le secteur de Brocéliande est la zone de Bretagne où le taux de mortalité prématuré est le plus faible.

Indices comparatifs de mortalité prématurée selon les 21 pays de Bretagne

Une étude des risques sanitaires a été réalisée afin d'estimer le risque sanitaire potentiel généré par les installations projetées vis-à-vis des populations environnantes. Les produits et les modes d'exposition sont retenus en considérant le fonctionnement des installations, de façon à présenter en toute transparence leur impact prévisible sur les populations environnantes. L'évaluation des impacts a pris en compte tant la quantité rejetée que la toxicité des produits. L'évaluation s'est faite sur la base d'un fonctionnement normal des installations, c'est-à-dire sur les émissions accumulées pendant toute la durée d'exploitation (les cas d'accident ont fait l'objet d'une autre étude). Le risque sanitaire est étudié en dehors des limites de propriété, dans un rayon de 3 km autour du site.

Cette étude a pris en compte les rejets atmosphériques émis par les installations en tenant compte de leur mode de dispersion dans l'air. Elle prend également en compte les différentes voies de transfert de la source vers la population (le transport aérien des gaz et des particules en suspension ainsi que les retombées sèches et humides (via les pluies) de particules sur le sol).

Afin d'explorer l'étendue des risques potentiels en fonction des habitudes de vie des habitants, trois scénarios d'exposition ont été élaborés : les enfants résidants, les adultes résidants et les adultes travaillants.

Pour chacun des scénarios, les résultats montrent que les quotients de danger (QD) ainsi que les excès de risque individuels (ERI) calculés à l'extérieur du site (dans les Etablissements Recevant des Publics et les habitations les plus proches) sont très largement inférieurs aux valeurs repères. Cela concerne à la fois les polluants ingérés ou inhalés.

En conclusion, l'analyse de l'impact sanitaire de l'unité de compostage et de l'installation de stockage de déchets non dangereux fait état d'un risque inférieur aux normes sanitaires généralement admises selon les critères internationaux.


Pourquoi avoir choisi Point-Clos ?

Pourquoi implanter les équipements de traitement à Point-Clos en Gaël ?

Le site de Point-Clos a été retenu pour plusieurs raisons :

  • Le terrain appartient déjà au SMICTOM.
  • L'utilisation actuelle du site est dédiée au traitement des déchets.
  • Le site bénéficie d'une situation privilégiée, centrale vis-à-vis du gisement de déchets et bien desservie par le réseau de voies de communication.
  • La proximité des équipements : proximité de la déchèterie, de l'unité de compostage et du centre de stockage des déchets : les refus de l'unité de compostage et les encombrants de la déchèterie pourront être stockés sur le centre de stockage.
  • Le maintien du site de traitement des ordures ménagères (aujourd'hui utilisé en tant que centre de transfert) permettra de conserver l'organisation actuelle de la collecte des déchets.
  • Il n'y a pas de faille géologique sur le site (cf. carte BRGM). Le recours à un expert a confirmé l'absence de faille.
Les équipements dégraderont-ils le paysage ? Quel sera l'impact sur le tourisme local ?

Les habitations les plus proches du site se trouvent à 140 m à l'Ouest du projet, au niveau du lieu-dit La Ville Chalmel. Les premiers établissements publics recensés sont à 2 km du projet : il s'agit de deux écoles et d'un foyer pour personnes âgées au niveau du bourg de Concoret.
Le site et les installations qu'il accueille se caractérisent par :

  • Une absence de visibilité du site depuis les sites associés au mythe de la forêt de Brocéliande,
  • Une absence de nuisances olfactives perceptibles sur ces sites,
  • Une absence de nuisances sonores liées au fonctionnement des installations au niveau de ces lieux,
  • Une absence d'incidence significative sur le trafic à proximité des sites.

On peut donc estimer que le projet n'aura pas d'impact sur les lieux et les paysages de l'imaginaire Arthurien. De plus, en termes de patrimoine, le monument historique le plus proche se situe à 2,2 km. (Château de Comper).

Compte tenu du maillage bocager et des nombreuses zones boisées alentours, le site sera naturellement masqué et non visible des secteurs touristiques environnants. Le projet n'aura pas d'impact sur le tourisme dans le secteur.
Les impacts de l'activité du site feront l'objet d'un suivi régulier tout au long de l'exploitation des installations. Ce suivi se fera notamment dans le cadre de la CLIS, (Commission Locale d'Information et de Surveillance) qui est un organisme de contrôle obligatoire pour les centres de stockage de déchets non dangereux composé des services de l'Etat, du SMICTOM, de la commune et d'associations.

Que se passera-t-il lorsque les installations parviendront en fin de vie ?

La remise en état des sites d'implantation des installations sera réalisée de manière conforme aux réglementations en vigueur au moment de l'arrêt de l'exploitation.

Après l'arrêt de l'exploitation, les installations de compostage, de conditionnement des déchets et de transfert du verre seront démantelées.
En cas de cessation d'activités des installations, le site de l'unité de compostage, compte tenu de son implantation à proximité d'autres installations de gestion de déchets (déchetterie, centre de stockage de déchets inertes, centre de stockage de déchets non dangereux), pourrait être réutilisé pour des activités liées au traitement des déchets selon les besoins du moment.

En revanche, en ce qui concerne le CSDND, la réhabilitation du site se fera au fur et à mesure du comblement des alvéoles.
La réhabilitation se terminera par une végétalisation des surfaces des casiers et un drainage adéquat (avec contrôle) des eaux et du biogaz.
Par ailleurs, le SMICTOM s'engage à ne pas acquérir davantage de foncier, c'est-à-dire que le centre de stockage ne sera pas agrandi à l'avenir.

Impact économique

La gestion locale et en régie des installations permettra de maîtriser les flux entrants et sortants et d'économiser les coûts de transport (qui avoisinaient, à titre d'exemple, sur l'ancien marché les 230 000 euros).

Par ailleurs, la gestion des installations génère la création d'emplois à long terme sur le territoire (13 personnes)

Organigramme

Historique du projet

Un bref historique du projet

Chronologie juridique des projets